Mes premiers pas au Québec !

Sur les pas d’Céline. Le Québec…  J’avais pas franchement prévu d’y aller. Pourtant, j’aime bien voyager. Mais à part Céline Dion et le froid polaire, le pays ne m’inspirait pas grand chose. Bon ok, y’avait bien les grands espaces et les caribous qui résonnaient un peu, mais sans plus.

Ca résonnait moyen même, jusqu’à ce ma chérie organise une journée de séminaire là-bas… qui allait impliquer, en réalité, une semaine de déplacement. Après une demi-seconde d’hésitation, j’ai dit banco, “je viens”. Billet d’avion en poche, me vla donc, un matin d’octobre, à l’aéroport de Zaventem à Bruxelles, prête à me gaufrer 8 heures de vol (je vous ai déjà dit que j’aimais pas l’avion ? 🙂 )

J’ai failli arracher de trouille le bras d’Angélique au décollage, mais je reconnais que le voyage s’est passé finguers in the nose. Pour le petit tuyau, on a choppé un vol chez  Air transat à moins de 400 euros l’aller-retour. On a dit merci aux pilotes, ses hôtesses, stewards. Et on a pensé très fort aux mécanos… ouais, ouais, c’est important les mécanos quand on est enfermé dans un cylindre en acier.

 

Montréal, l’unique. Le premier contact avec Montréal, s’est fait via l’hublot avec la découverte du stade olympique – construit pour la petite histoire en 1976. Son dôme assez unique est facilement reconnaissable. Suivi de près par les immeubles, hauts certes, mais jamais plus haut que le Mont Royal, la montagne qui domine toute la ville.

C’est elle d’ailleurs qui a donné son nom à Montréal. Montréal, une ville assez incroyable. Multi-ethniques, multi-design, mutli-bouffes… multi tout quoi ! J’ai aimé me balader sur le “Plateau”, un quartier populaire, avec des cafés tous les deux pas, des restos sympas (qui vident pas trop la tirelire), des maisons atypique et typiques à la fois. Toutes singulières, dans la décoration, parfois tirée d’un roman de Tim Burton, parfois répondant au code du second empire. Et puis surtout, toutes équipées d’escalier… au charme fou, mais sûrement casse-gueule l’hiver.

 

Les Laurentides et ses lacs. L’amie qui nous hébergeait habite la région des Laurentides. Faut compter une quarantaine de minutes de Montréal pour chopper les premières villes. Nous, on était à Saint-Jérôme. Une ville plutôt sympa, un peu résidentiel, pas pompeux pour deux sous. Mais, pour vraiment percer le Québec, il faut aller jusqu’aux lacs. Les Laurentides sont la région rêvée pour çà. Ils sont partout.  Plus besoin d’aller à la recherche des grands espaces, ce sont eux qui viennent à nous. Impressionnants de beauté, de force aussi. Je me suis sentie toute petite, et émue à les regarder.. Eux qui traversent le temps…

J’ai regretté un peu de pas pouvoir les approcher comme je le voulais. Parce que c’est assez curieux, mais, si le lac n’appartiens à personne, les bords et les terrains sont souvent des propriétés privées. Et si l’envie vous prend d’arrêter la voiture – ah, oui parce qu’il faut IMPERATIVEMENT une voiture, ou une moto, ou un camping-car pour vous balader au Québec – il est possible que vous ne puissiez pas toujours rejoindre le bord de l’eau, car cela vous obligerait à passer par le jardin d’une maison. J’avoue que ça m’a un peu gonflé.

 

 

Les arbres couleurs “feu”. S’il faisait déjà frisquet lors de notre arrivée, la période de la mi à la fin octobre est absolument magique si l’on veut apprécier les “Couleurs”, comme ils disent là-bas. Celles des arbres multicolores.  Et croyez-moi, on est bien au-delà des images de cartes postales. Mêmes retouchées, elles n’égalent pas la réalité.

Les forêts d’érables et de sapins sont incroyables. Les couleurs sont partout, et pour peu que le soleil s’est invité pour la journée, le tableau est “scotchant”. Blond, rouge, couleur feu et même parfois violet.. la nature est bouleversante de beauté.

 

Une nourriture copieuse. A peine atterri que l’on goûtait à la fameuse Poutine. Ce plat bourré de calorie qui fait presque se crisper de dégoût les locaux. Ouais, on a bien failli nous jeter des pierres pour en avoir mangé. “Tu sais qu’il y a une livre de beurre la-dedans ?”  Bah ouais, justement ! 🙂 Mais ça vous viendrait à l’esprit de venir dans le Nord et de ne pas manger de frites, carbonnade, welsh ???!!!  Pourtant, rien n’est comparable à la Poutine. C’est gras, c’est industriel, c’est des frites, du fromage et une sauce barbecue que seuls les Ricains – ou ceux qui s’apparente aux Ricains 🙂 – savent faire. Un espèce de boulgi-boulga, genre raclette aux frites, mais en moins bon… On en a pris pour trois, on en a laissé pour deux. La Poutine, c’est pas réellement mauvais, mais c’est pas franchement bon. Bref, faut tester. Et puis, faut savoir que certains restos l’ont remis le plat au goût du jour. En tentant de la revisiter.. un peu comme on le fait avec la tarte citron meringuée. Mais parfois, ça reste raté 🙂

Limiter le Québec à de la Poutine serait injuste. J’ai aussi mangé dans des restaurants très sympas. Des risottos à la betteraves dans le centre historique de Montréal. Des brunchs à la carte avec ce fameux café filtre.. offert. Et là, on préfère un vrai expresso 🙂 Des fish and chips, des hamburgers.. basiques ? Non pas vraiment. Plutôt de hautes tenues.  Pour les prix faut compter une vingtaine de dollars canadiens (auquel il faut rajouter les taxes, en moyenne 15 %)… ca peut vite faire grimper la note, si on fait pas gaffe.

 

Ce voyage au pays des caribous – que l’on a pu observer de très près dans le Parc Omega à Montebello – était vraiment chouette. J’en suis repartie avec deux tasses marquées d’une tête de cerf, et un porte-clé à tête de caribous choppé à l’aéroport (offert par ma chérie… je vous ai dit que je flippais grave en avion ?!)..

Ce voyage m’a donné envie d’y revenir, mais cette fois, en été, à la saison des festivals. Parait que c’est assez magique aussi ! Parole de Québécois.

Bref, le Québec et moi, ça n’est au final que le début d’une belle histoire.

 

 

CE QUE J’AI AIME

  • Cette impression d’immensité.
  • Les brunchs.
  • La sympathie des gens.

CE QUE J’AI LE MOINS AIME

  • Ne pas pourvoir accéder comme je voulais aux berges des lacs.
  • Les embouteillages autour de Montréal.
  • Les taxes à rajouter partout 🙂

 

Ma première virée à Wissant

Entre les falaises de Caps Blanc Nez et Gris Nez…

… Il y a une des plus belles plages que j’ai jamais vues. Pour moi le Nord, “avant”, c’était une zone de non-droit, proche du Groënland. Une zone quasi inhabitée. Avaient-ils l’eau courante ? Gnack gnack. Ça c’était un an avant de rejoindre ma chérie dans ses contrées lointaines (c’est quand même à une heure de Paris le Nord bordel !).

Et ma chérie, je peux vous dire, qu’elle n’est pas peu fière de son Nord. En bonne Ch’tite et pas mal toquée, ma chérie m’a fait faire la tournée des must see dans le Nord.

A commencer par Wissant.

Non mais quelle merveille !

La route déjà… Sauvage. De l’herbe, des monts, des routes qui serpentent. Sérieux ? On se croirait en Irlande.

L’arrivée à Wissant

Une petite ville avec les petits restaurants qui vont bien.

Puis choisir le petit restau qui va bien à une heure avancée de l’après-midi. C’est comme ça que l’on sait qu’une ville est accueillante, c’est quand elle a un bon petit troquet qui fait à manger l’après-midi quand tous les autres troquets sont fermés.

Une table en terrasse et c’est parti pour un repas léger et simple et bon.

Au menu :

Le tout accompagné d’une ch’tite binouze du coin.

Une des plus belles plages du monde… Si !

Puis… Marcher bien 5 minutes au compteur. Et au bout de la rue… La mer… La plage…

Une plage si longue, si large, si sauvage. Et oh : Des dunes ! Des dunes dans le Nord ?

Des gens qui se promènent. Des chiens en liberté qui courent comme des foufous. Des mecs qui font du Skysurf.

Les regarder pendant des heures, assises dans le sable, main dans la main. Sourire à ce spectacle. Être bien sous le soleil…

La 2ème fois que nous y sommes allées, j’ai posé mon genou par terre.
Oui… Un jour, nous aussi…

Post écrit par Angélique

Le Nord, ça me gagne !

Article rédigé par Angélique

Aujourd’hui, ça fait un an que je joue à “Bienvenue chez les Ch’tis !”
Un an que j’ai intégré la région du pôle Nord Français.

Un an que j’ai rejoint ma compagne. Ma chérie. Mon amoureuse.
Je suis du genre pudique malgré les partages intimes que je peux faire. Je suis pudique sur ce qui me touche au plus près des émotions.

Et parler de ma chérie, c’est l’intime à l’état absolu. Je ne peux parler d’elle à vous comme ça que je ne sais pas pas qui est en train de me lire.

Mais je vais tenter d’en parler autrement. Parce que c’est l’anniversaire de mon arrivée mais c’est surtout le début de la réunion de nous deux dans un foyer à nous.

Ma compagne. Ma chérie. Un ange arrivé dans ma vie à un moment dramatique et intense. Mon papa était malade. Puis il est parti. C’est vite résumé. Parce que là aussi en terme d’émotions, y en a gros sous le coude. C’est la part d’intime qui ne se dévoile pas comme ça.

C’est ça l’intimité. C’est souvent indicible. Ce que l’on pense être intime est très subjectif mais c’est toujours lié à la puissance des émotions qui y sont lovées.

Tout ça pour dire que j’ai retrouvé mon amoureuse il y a un an dans sa maison du grand Nord. Et que depuis, des maux se sont adoucis. De la légèreté s’est repointé. Des projets se sont immiscés. Des projets inattendus et en fait tellement espérés.

Puis au creux de tout ça… Un sentiment incroyable et jamais perçu. C’est chaud d’en parler tellement ça m’émeut de la larme.

Donc… Merci Nathalie…

Et merci à ta famille… Le coeur chaud des gens du Nord, je ne sais pas si c’est valable pour tout le Nord (j’ai pas encore marqué mon territoire)… C’est le cas dans ce coin-ci de notre bled.

On va fêter parce que les anniversaires, ça se festoie d’une façon ou d’une autre.

Le troquet du matin, mais bordel, il est où ?

Le café pour moi est un must have. Point de café point de salut. C’est la fin des haricots, des p’tites biquettes et de la joie sur Terre.

Alors quand j’ai débarqué dans ce bled paumé du Nord, franchement, je fus quelque peu inquiète de ce que j’allais y trouver en tavernes, troquets et autres fournisseurs de lieux de vie.

Le café pour moi, c’est pour écrire, pour bosser sur mes projets. C’est l’endroit où je trouve des idées, où je les développe. C’est là que j’écris mes bouquins aussi. C’est aussi là que je me lie de sympathie avec des gens. De sympathie. Pas d’amitié. L’amitié, c’est une autre démarche et elle ne se lie pas dans les cafés à ce jour.

Donc, arrivée dans ce bled, et avant-même de marquer mon territoire plus loin que les 4 kilomètres aux alentours, il me fallait trouver un bistrot où déposer mon fourbi du matin. Mon bureau ambulant : ordinateur, carnet de bord, cartes (je vous expliquerai ultérieurement l’affaire), stylos, feuilles A4. Tout ce qui compose l’univers d’une solopreneure.

Et oui, faut pas que mon bureau-café du matin soit trop loin de chez moi. C’est comme ça. Faut pas chercher. Chacun ses tocs. Je suis capable de parcourir des kilomètres pour aller bosser dans un autre bled mais il me faut un repère coutumier.

Dépit et dépitation d’apprendre qu’il n’y avait que 2 troquets qui se battaient en duel. Fallait que je trouve mon bonheur dedans. Nom de Zeus et nom de Xéna la guerrière, l’insertion sociale allait-elle se faire ?

Après 3 mois de bonnes et loyales présences dans un des 2 cafés du bled, après avoir fait connaissance avec tous les habitués, j’ai pris mes clics et mes claques et me suis remise en quête. Je les ai posé dans un autre troquet. En Belgique ma bonne dame. A 5 minutes de la maison. Saura-t-il répondre à mes besoins ?

J’ai besoin de vivant et de calme. De lumière et d’espace. D’inspiration et de bonne humeur.

J’ai besoin que l’on respecte mon isolement social.

Ah oui, en fait, je bosse vraiment quand je suis dans un café. Je n’y suis pas pour faire la causette ou pour boire des coups. Bosser dans le monde, c’est une façon de me concentrer. De rentrer en moi. C’est bizarre mais c’est comme ça.

Et on est de plus en plus nombreux à vivre comme ça. Mais pour le moment, on dirait que je suis seule à vivre comme ça à des kilomètres à la ronde.

Hâte de trouve le lieu “comme ça” par ici.

Existes-tu ?

Post écrit par Angélique