Le troquet du matin, mais bordel, il est où ?

Le café pour moi est un must have. Point de café point de salut. C’est la fin des haricots, des p’tites biquettes et de la joie sur Terre.

Alors quand j’ai débarqué dans ce bled paumé du Nord, franchement, je fus quelque peu inquiète de ce que j’allais y trouver en tavernes, troquets et autres fournisseurs de lieux de vie.

Le café pour moi, c’est pour écrire, pour bosser sur mes projets. C’est l’endroit où je trouve des idées, où je les développe. C’est là que j’écris mes bouquins aussi. C’est aussi là que je me lie de sympathie avec des gens. De sympathie. Pas d’amitié. L’amitié, c’est une autre démarche et elle ne se lie pas dans les cafés à ce jour.

Donc, arrivée dans ce bled, et avant-même de marquer mon territoire plus loin que les 4 kilomètres aux alentours, il me fallait trouver un bistrot où déposer mon fourbi du matin. Mon bureau ambulant : ordinateur, carnet de bord, cartes (je vous expliquerai ultérieurement l’affaire), stylos, feuilles A4. Tout ce qui compose l’univers d’une solopreneure.

Et oui, faut pas que mon bureau-café du matin soit trop loin de chez moi. C’est comme ça. Faut pas chercher. Chacun ses tocs. Je suis capable de parcourir des kilomètres pour aller bosser dans un autre bled mais il me faut un repère coutumier.

Dépit et dépitation d’apprendre qu’il n’y avait que 2 troquets qui se battaient en duel. Fallait que je trouve mon bonheur dedans. Nom de Zeus et nom de Xéna la guerrière, l’insertion sociale allait-elle se faire ?

Après 3 mois de bonnes et loyales présences dans un des 2 cafés du bled, après avoir fait connaissance avec tous les habitués, j’ai pris mes clics et mes claques et me suis remise en quête. Je les ai posé dans un autre troquet. En Belgique ma bonne dame. A 5 minutes de la maison. Saura-t-il répondre à mes besoins ?

J’ai besoin de vivant et de calme. De lumière et d’espace. D’inspiration et de bonne humeur.

J’ai besoin que l’on respecte mon isolement social.

Ah oui, en fait, je bosse vraiment quand je suis dans un café. Je n’y suis pas pour faire la causette ou pour boire des coups. Bosser dans le monde, c’est une façon de me concentrer. De rentrer en moi. C’est bizarre mais c’est comme ça.

Et on est de plus en plus nombreux à vivre comme ça. Mais pour le moment, on dirait que je suis seule à vivre comme ça à des kilomètres à la ronde.

Hâte de trouve le lieu “comme ça” par ici.

Existes-tu ?

Post écrit par Angélique

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *